Fiches de ferme

En 2016 Flavie, Mathieu et Gaël ont repris la ferme familiale à Puy d'Arnac avec la volonté commune de mettre en place un système diversifié intégrant production animale et végétale. Trois ateliers s'imbriquent dans une démarche d’autonomie et de sécurisation face aux risques et permettent d'ajuster travail et production. Tout trois sont des chercheurs dans l’âme qui continuent à se former et d'expérimenter en prenant soin de ne pas mettre en danger la cohérence collective.

Pour découvrir la ferme : pdfgaec_des_5_sens.pdf752.38 Ko08/08/2019, 12:01

Josselin et Laure créent un système ferme résilient capable de nourrir une soixantaine de famille localement. Ils sont installés depuis l’été 2018 sur une ancienne ferme d’élevage. Ce projet concrétise 6 ans d’apprentissage et d’expérimentations qui leur a permis de mettre aux points leurs itinéraires techniques et de gagner en crédibilité auprès des banques. L’installation du système est pensée de manière progressive pour se donner le temps d’observer et d’adapter des solutions.

Pour découvrir la ferme :

pdfau_ptit_bonheur_la_ferme.pdf800.41 Ko22/10/2019, 15:51

Jean-François, 35 ans, a engagé une partie de la ferme familiale sur une recherche d’autonomie locale et d’indépendance. Au travers d’une double activité, de prestation de service en traction animale et d’élevage de vaches Limousines, il cherche à trouver un équilibre.

C’est la rencontre d'Arnauld et Sylvie avec l’ancien moulin de Pont Maure sur la Montane en 2014 qui a construit leur projet rural multi-facettes. Le lieu est restauré dans sa fonction historique de passage et d'échange par la création d'une activité d’accueil et de sensibilisation. Au fil des découvertes et des formations, le projet s’étoffe en incluant un volet apicole puis agricole afin de valoriser les possibilités offertes par le terrain. En s’adaptant aux contraintes et en choisissant de prendre le temps pour sortir de l'impératif financier par la pluri-activité, le couple s’est intégré dans le tissu social local et a développé un projet global et cohérent au niveau territorial et personnel.

 Pour découvrir la ferme :pdfles_jardins_sauvages.pdf843.06 Ko05/11/2019, 11:47

Yann s’est installé avec sa famille en 2014. « Les jardins sauvages » est certainement une des rares fermes maraîchères installée en agriculture naturelle en France. Le parti pris est de limiter les interventions sur les cultures en laissant s'exprimer les cycles naturels. Il n'y a donc aucun intrant : pesticide, herbicide, engrais ou compost, pas même un purin d'ortie, pas d’OGM, hybride F1 même ceux autorisés en Bio et sans tuer les espèces animales présentes (hors ragondins et doryphores). Cela est rendu possible en maintenant la vie bactérienne et fongique du sol par l’adoption d’un itinéraire technique en non travail strict du sol où l’utilisation des couverts végétaux est primordiale.

Andy Williams est arrivé en Haute Vienne en 2005. En recherche d’autonomie alimentaire et énergétique, il s’est d’abord consacré à la mise en place d’un jardin familial qui a nourri sa réflexion sur la mise un place d’un système intégré de polyculture-élevage circulaire, autonome en intrant sur un minimum de surface. Il s’est installé en Corrèze en juillet 2018 sur un système qui doit produire à terme 90% des besoins alimentaires de 5 familles.

Les simples de Sophie sont nés de la reconversion de Sophie puis de Jean Loup, anciens citadins arrivés en 2009. Sophie a très vite découvert que « pour vivre à la campagne, il faut vivre de la campagne ». Le projet initial de culture et de transformation de plantes aromatiques et médicinales s’est étoffé au fil du temps et des envies de ce couple autodidacte. La vente de produits transformés assure une haute valeur ajoutée à de petites productions très diversifiées.

Gabrielle et Gérard Strumpler sont un couple allemand arrivé en France en 1993. Leur expérience dans l’organisation et l’animation de colo a mis en avant le manque de lieux d’accueil pour les groupes. C’est dans le but de créer ce lieu que le couple a cherché et acheté la ferme de Raulhac. Le projet agricole est venu du lieu et d’une volonté de cohérence. Les différents ateliers agricoles sont toujours pensés dans une démarche pédagogique et de démonstration afin de sensibiliser les publics accueillis à l’environnement et à son respect.

Ces portraits présentent le panel des situations rencontrées par les paysans du groupe Système de Productions Diversifiées : productions végétales, élevages, projets agri-ruraux d'accueil. Les fiches montrent aussi la diversité des solutions techniques et des réponses apportées par chacun dans le cadre d'une approche systémique où la durabilité de la ferme repose sur un vision globale (sociale, environnementale, économique).

Le Mas Gilard est un exemple de ferme laitière ayant pris un virage à 180° lors de la crise du lait. Ils avaient à l'époque 80 vaches pour un quota de 700 000 L. Au lieu de poursuivre l'intensification et de produire à perte, les Kaak ont décidé de changer leur système pour aller vers une diminution des charges et de temps de travail.

Jean-­Baptiste et Louise se sont installés sur une ferme classique du Limousin : élevage de 70 mères Limousines et production de broutards engraissés au grain et commercialisés en filière longue.

Pour Elie et Arthur, s'installer à 2 permet de créer un système de production diversifié, avec des complémentarités entre les ateliers de production. Les objectifs sont : avoir une ferme autonome, et découvrir sans cesse de nouvelles choses «On touche à tout et on ne s'ennuie jamais».

La Ferme laitière de Contereix au Chatenet en Dognon est occupée depuis 1967 par la Famille MARTEL. Le père Claude, puis le fils Fred en 1999 s'y sont installés.

La ferme de Lachaud, d'une superficie de 107 ha de SAU et 23 ha de bois, a été acquise en 2008 par la communauté de communes du Plateau de Gentioux.

Marc s’installe en 1984 sur l’exploitation familiale. Avec 38 vaches laitières et 53 ha, il continue avec l’aide de ses parents à produire environ 200.000l de lait. Lorsque Marc se retrouve seul, le système agricole mis en place lui demande énormément de travail, il décide donc en 1990 de modifier son activité et de convertir son système en vache allaitante limousine.

Annie s’installe en 1979 en GAEC avec ses parents sur 84ha. Jacques les rejoint en 1983. Ils pratiquent un pâturage au fil mais ont d’importants gaspillages d’herbe.